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depuis le 10/04/05Mais les portes du Tibet ont bien failli rester fermées.
En effet, il nous a fallu plus d'une semaine à Zhongdian pour arranger un moyen de transport vers Lhasa et surtout obtenir le sacro-saint permis.
Il semble que les autorités chinoises veulent fêter, le 1er septembre, en grande pompe et sous haute surveillance, les 40 ans de la création de la Région "Autonome" du Tibet. Ils ont donc décidé d'écarter au maximum les touristes-témoins gênants autour de cette date et ce sur toute la province (taille: 40 fois la Belgique).
Du coup, on nous a refusé l'accès par la route et on a un peu ramé pour avoir des billets d'avion. Maintenant, on les a et on part demain. Youppie !!
En 8 jours on a eu bien l'occasion de visiter Zhongdian, mix chinois-Bouddhiste-tibétain, et de se reposer.
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La plaine... | Vieille ville avec son moulin a prieres geant | Les femmes du cru | Les premiers drapeaux tibetains...prieres dans le vent |
Comme on se met en route vers le Tibet et qu'on ne mettra sans doute pas le site à jour dans les 2 semaines qui viennent, voici un nouveau jeu pour faire passer le temps!
le premier qui devinera :
1) les "choses" qui figurent sur les 4 photos et
2)ce que les chinois en font!?
aura droit à une superbe Chinoiserie!!!
Bonne chance...
Photo 1 : oreilles de cochon
Photo 2 : des queues de chien
Photo 3 : des pattes de poulets
Photo 4 : crapauds
Et bien évidement on retrouve tout cela dans les assiettes des chinois! Les photos viennent directement du supermarché de Guyan!
Et c'est Wolfgang Ullens qui est l'heureux gagnant! Cadeau : une boîte chinoise qui devrait arriver avec notre dernier colis expédié de Chine (hihihi), mais surtout un canard laqué à partager avec nous dans un resto chinois dès notre retour!
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Photo - 1 | Photo - 2 | Photo - 3 | Photo - 4 |
Lijiang, superbe petit village "indestructible", en effet, la vielle ville est restée bien droite malgré un gros tremblement de terre (force 7) en 1996, alors que la nouvelle ville construite selon les nouveaux canons chinois...s'est écroulée (quel dommage!). Cette résistance lui a valu une inscription au patrimoine mondial. Prochain défi: résister aux 10.000 touristes par jour en été!
Si on est reste une semaine dans cette petite ville, ce n'est pas tellement pour profiter des charmes indéniables de la bourgade mais surtout pour retrouver Maria & Woolf. L'occasion pour AC et Maria de reprendre les discuss interrompues trop tôt à Pékin et d'avoir enfin une complice de shopping et pour Jack et Woolf de faire l'ascension des collines avoisinantes et de refaire le monde...et de "Skoper" (pour les incultes: jeu de cartes napolitain) longuement à 4. C'est un peu cliché ça non ?... Les femmes aussi ont refait le monde après avoir acheté leurs pompes!
En quatuor, on s'est lancés à l'assaut des gorges du saut du tigre pendant un trek de 2 jours. Maria, italienne en toute circonstance, et ne voulant perdre la face, a démarré au quart de tour menant le groupe (quasi) jusqu'au sommet. Pendant ce temps, l'escargot Woolf et son énorme sac dont lui seul connaissait le contenu, réfléchissait sérieusement au meilleur moyen d'arrêter de fumer dans un futur proche.
[Remarquez que ce site n'octroie pas de droit de réponse ;-)]
Ce fut une magnifique ballade sur les flancs de montagnes, avec le Yangtze rugissant en contrebas. Ça restera un moment particulier de notre voyage avec l'impression d'avoir partagé beaucoup de choses et découvert de nouveaux amis.
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Le Gang des 4 a l'assaut des Gorges du saut du Tigre! | Jaguaroundi attaque la montee! | Yessss.... | Et Waouwww... |
Après les minorités du Guizhou et quelques bonnes heures de train, nous voici arrivés dans la province du Yunnan qui partage des frontières avec le Vietnam, le Laos, la Birmanie ainsi que le Tibet qui est notre prochaine étape.
Après la capitale Kunming, qui est essentiellement une capitale provinciale à la chinoise..., on fait un court arrêt à Dali, petite ville typiquement chinoise au bord d'un lac. C'est l'occasion de se faire une grande ballade à vélo pour visiter les pagodes et villages Bai aux alentours.
Sans le savoir on tombe le jour du festival des torches...tous les villages s'illuminent de grandes et petites torches pour éloigner les mauvais esprits et les insectes pour avoir une bonne récolte. Ça s'accompagne de rituels plus ou moins religieux où des masses d'encens sont brûlés ainsi que de faux billets. Les femmes ont cuit de grands gâteaux au riz et se rassemblent pour prier et chanter. A la tombée du jour, l'ambiance s'enflamme. Les jeunes se courent les uns après les autres avec leurs torches et leur poudre incandescente... "rôtir" un "blanc" compte triple évidemment...
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Dali - romantisme a la pagode San Ta Si! | Dali - Femmes Bai qui preparent la fete des torches | Dali - que le festival des torches commence...! | Dali - C'est chaud... gare aux touristes dans les rues |
Cher vénérable ancêtre,
Cher paps,
On te souhaite aujourd'hui un très très joyeux anniversaire. Que les années à venir soient pleines de sagesse harmonieuse et de longévité tranquille et bienveillante, comme on dit ici ;-)
On pense bien à toi aujourd'hui et on t'embrasse fort!!
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On t'envoie un gros gateau virtuel | Mais oui, si on ramenait ce modeste Bouddha pour ta collection.... | ........... | Elle est ingerable cette femme....! |
Il y a en Chine 56 "minorités" reconnues.
Installées le long des frontières (Tibet, Xinjiang, Yunnan) et dans des régions moins facilement accessibles (Guizhou), elles sont arrivées là au gré des guerres et des routes marchandes, et ont souvent réussi à garder leur propre langue, religion et traditions. Ça donne des découvertes hautes en couleurs dans des décors de rêve!
Obligation de loger chez l'habitant dans leurs maisons traditionnelles en bois, aux sanitaires un peu scabreux, ce qui est plus rustique mais a l'avantage de nous garder à l'écart de la grande foule touristique.
En un peu plus d'une semaine on a visité 3 villages Miao et Dong en compagnie de Meriam et Hans, un couple de baroudeurs hollandais très expérimentés (ils ont fait un tour du monde il y a 25 ans!), et de Yaron, un israélien qui s'initie aux longs voyages et pose donc beaucoup de questions!
C'était une belle semaine de découvertes; ballades dans les villages et rizières; discussions animées et intéressantes entre belges, hollandais et israélien; dégustation de menu Miao avec une bande de chinois très sympas; siestes sur les ponts en bois typiques; admiration des costumes et danses traditionnels; et trajets de mini-bus secoués.
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Les Dongs, en costume d'apparat, nous accueillent! | Costume des belles femmes Miaos | Mini Miao... | Les Miaos savent aussi animer les repas,... a coups d'alcool de riz! Photo finale |
Du riz, encore du riz, que du riz .... On en mange à tous les repas, on en boit (mais pas trop ;-), on en voit partout et on aime ça! En Chine, le riz est l'ingrédient de base depuis près de 4000 ans. Manger se dit : "Chi fan" et comprend donc le mot "fan" (=riz) puisque tout repas comprend son lot de riz.
Pour nourrir 1,3 milliard d'individus, il faut être imaginatif et cultiver la moindre parcelle de terre, or la Chine est loin d'être un plat pays...la culture en terrasses est par conséquent très présente surtout dans le sud et c'est un vrai régal pour les yeux.
On est en pleine saison de récolte et donc tout le monde est aux champs. Si la Chine se modernise à toute allure dans les villes, dans les campagnes tout se fait à la traditionnelle, à la main... les petites vielles sont littéralement pliées en deux après des années de dur labeur dans les rizières. C'est à la campagne qu'on réalise l'étendue du fossé entre la Chine du passé et celle de la modernisation accélérée....
De Pékin, nous avons fait un trajet de train de 27 heures pour rejoindre Guilin dans le sud du pays. A partir de là, nous allons nous balader dans les vertes provinces du Guangxi, Guizhou, Yunnan et Sichuan pour enfin atterrir au Tibet. Finalement on a décidé de faire l'impasse sur les grandes villes Shanghai et Hong-Kong où il fait étouffant pour le moment et puis on se dit qu'on aura certainement l'occasion de passer dans ces villes un jour. Donc cap sur la verdure !!!
Première étape: Yangshuo> Connu depuis longtemps des backpackers, c'est un village logé au milieu d'une région agricole parsemée de pinacles,... une sorte de baie d'Along terrestre. Si le décor naturel rappelle les images typiques de la campagne chinoise, le village est devenu un St-Trop campagnard avec une multitude de cafés Bob Marley, de pizzerias Lotus Bleu et de vendeurs de souvenirs bric a broc universel et DVD a 1 EUR. Il n'empêche que les environs sont splendides ! La balade a vélo s'impose mais gare a la surchauffe vu les 40 degrés ambiants et l'obligation morale d'escalader au moins un pinacle pour jouir de la vue.
Rencontre surprise a Pekin avec 2 petits belges en vacances. Maria et Wolf nous ont avertis il y a quelques jours de leur passage a Pekin en route pour 1 mois et demi d'aventures chez les chinois. On s'est fait une super apres-midi et soiree ensemble. Ballade, parc, pousse-pousse, discussions interminables (on est un peu en manque! surtout AC ;-) et merveilleux canard laque dans une des grandes adresses typiques de la ville pour finir par un petit pas de danse dans une disco dernier cri. Ca nous a fait TRES plaisir de passer un peu de temps avec eux. Ce petit vent de belgitude nous a fait le plus grand bien (et puis ils avaient du Cote d'Or dans leurs sacs,...)
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Maria et Wolf | Pekin en pousse-pousse avec le chauffeur italien, evidam! | Le canard decoupe sous nos yeux | Pas de danse au Mix |
La grande muraille, c'est un peu bateau et pourtant, se balader quelques heures sur une des portions qui a traversé les siècles est une expérience qui nous a vachement plu.
Dans les packages proposés, nous avons opté pour la marche de 10 km entre Jinshanling et Simatai. Le mur suit le relief accidenté donc ça ondule, ça serpente, ça monte et descend....par endroits c'est en très mauvais état et dans d'autres endroits, c'est préservé ou restauré. Ces caractéristiques opèrent une sélection naturelle qui exclut les cars de toutous (sauf ceux comme nous, les bons ;-).
Commencé timidement en +/- 200 avant JC, le mur a surtout été complété et consolidé pour prendre son apparence et son emplacement actuels sous les Mings (15ème - début 16ème siècle) pour se protéger des attaques mongoles et turques. Cette oeuvre phénoménale (6,350 km) n'a jamais vraiment rempli sa fonction de ligne de défense. Genghis Khan, que le Mur n'a pas empêché de rentrer en Chine, aurait dit : "La solidité d'un mur se mesure au courage de ceux qui le défendent". A méditer ... ;-)
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Le mur qui serpente sur des km | Il merite le T-shirt "I walked the great wall" | Le Chinglish, un plaisir de tout heure: ici admirons le SCENIL spot | Et oui, c'est pas de la petite balade de sante |
Visite de l'immanquable cité interdite, autre fleuron de Pékin. Construit au début du 15ème siècle, la cité pourpre a été le nombril de la Chine pendant 500 ans jusqu'à la chute de l'empire et le départ du Dernier Empereur. L'espace est immense ( 1km sur 750 mètres) et près de 9000 pièces s'y succèdent: palais, pavillons, chambres disposées dans une symétrie presque parfaite. C'est impressionnant !
Capitale du pays, 14 millions d'habitants, ville-district qui a la superficie de la 1/2 de la Belgique, devenue dernièrement ultra-moderne avec beaucoup de grands bâtiments mais aussi de petits quartiers à l'ancienne et ses splendides joyaux historiques. Où que l'on regarde, on remarque que la ville se prépare activement aux JO 2008 et sera prête à montrer son plus beau visage au monde.
Arrives à Pékin un jour de canicule, on a été se réfugier dans un des beaux grands parcs de la ville: le parc du Temple du Ciel. Il renferme un complexe de temples qui accueillait les cérémonies / rites où l'empereur entrait en contact avec les instances célestes pour assurer de bonnes récoltes et pour se faire pardonner les péchés de son peuple!
Harmonie, un mot clé en Chine... Au lever et au coucher du soleil, les pékinois (surtout les plus de 3 x 20) se retrouvent dans les parcs et autres espaces ouverts pour s'adonner à leurs occupations de bien-être : gymnastique, Tai-chi, danse, badminton, cerf-volant,... Tout se fait dans un certain calme et sérénité. C'est une leçon de savoir vivre!
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Pekin - La place Tienanmen... oublies les chars! | Pekin - le parc du Temple du Ciel et son architecture pure-Ming | Parc Temple du Ciel - le secret de la longevite chinoise... le sport! | et la valse... |
Pékin, première grande étape! En 80 jours, nous voici arrivés à l'extrême Est de notre périple terrestre avant de continuer vers le Sud en direction de l'Inde. C'est aussi ici que l'on quitte la route de Marco Polo et que l'on termine notre bout de Route de la Soie qui nous aura fait rêver!
St-Petersbourg - Pékin, dans les faits cela donne:
* 15.000 km parcourus en train / bus / voiture;
* 5 pays traversés;
* de la mer Baltique à la mer Jaune en passant par l'ex-mer d'Aral;
* les montagnes des Tian Shan et des Pamirs, et la traversée du désert du Taklamakan;
* de -10 à +45 degrés ou de +3500m à Sary-Tash (Kirghizstan) à -155m à Turpan (Chine);
* ballades sur la place Rouge, la place de l'Indépendance et Tienanmen;
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Cette longue route nous laisse évidement beaucoup de belles images en tête et de superbes rencontres. Chaque pays nous a marqué à sa manière et en fonction des circonstances, mais il y a toujours des souvenirs plus particuliers que d'autres. S'il fallait en retenir qu'un (ou deux en fait) par pays, ce serait sans doute:
* En Russie, Peterhof et les canaux de St-Petersbourg sous la neige;
* en Ouzbékistan, la belle mosquée Kalon et la couleur des marchés;
* au Kazakhstan, la charmante découverte du parc Zhabagly et son coucher de soleil;
* au Kirghizstan, la nature vierge, les chevaux en liberté et l'hospitalité des gens;
* et en Chine on a déjà été marqués par les grottes au 1000 Bouddhas, la fameuse Muraille de Chine et l'aventure culinaire!
Ça promet pour la suite...
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Russie - Pope Moderne! | Ouzbekistan - Danceuses de Boukhara | Kirghizstan - toujours bienvenu a la Yourte! | Chine - Mahjong ... c'est pas chinois et ca se joue a tous les coins de rue! |
Dernier arrêt avant Pékin, entre deux nuits de train. Datong, c'est la capitale chinoise du charbon. Par conséquent, on a profité de charmants paysages carolos. Au milieu de l'or noir se cachent aussi de fameuses grottes bouddhistes du 5ème siècle.
Inspirées par les grottes de Mogao (voir plus haut : Dunhuang), ce sont également une multitude de cavités taillées dans la roche sur plus d'un km. Les artistes se sont lâchés créant plus de 50.000 bouddhas de 2cm à 17 mètres.
On a adoré d'autant plus qu'on a pu flâner à l'aise dans cet endroit plutôt calme et non envahi par des hordes de groupes.
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La belle cave 3 | Multitude de mini-bouddhas | Collines taillees en ruche d'abeille | Les grottes ouffrent de la pollution causee par la mine situee juste en face |
Ambiance "Épouses et concubines" et " La joueuse de Go"... Pingyao nous replonge dans le passé impérial de la Chine des dynasties Ming et Qing. Retranché derrière son mur d'enceinte, dont il est le dernier exemple intact en Chine, Pingyao a préservé ses maisons traditionnelles construites selon les principes fengshui (ensemble de principes de géomancie).
Pingyao a été autrefois une des villes les plus prospères de l'empire. Avec l'invasion japonaise et les grands bouleversements qu'ont connus la Chine au 20ème siècle, Pingyao est tombée dans l'oubli et la pauvreté. La poisse d'hier fait leur bonheur aujourd'hui puisque c'est par manque de ressources financières et donc l'absence de rénovations que la ville a gardé son caractère.
L'envers de la médaille, c'est que les chinois aussi sont très intéressés par leur architecture traditionnelle et viennent submerger les deux rues principales de Pingyao, surtout en juillet. Heureusement, il y a plus que deux jolies rues...et on a passé 3 jours à se balader à pied et en vélo dans cette ville charmante. Les hôtels dans les vielles demeures sont vraiment sympas.
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Murs d'enceinte de 6km intacts | La rue principale et ses beaux toits | Zoom avant: la maison du premier banquier de Chine | Re-zoom : chambre dans un des hotels typiques |
Xi'an est une petite bourgade provinciale ... (le Wavre d'chez nous aut') de 7 millions d'habitants !! C'est ça la Chine....
A la base, on vient ici pour l'incontournable armée de terre cuite, vestige de plus de 2000 ans, proclamé huitième merveille du monde par le parti. Mais au passage, on se prend une mégapole (pour des petits belges) polluée et on se frotte à la conception chinoise du tourisme de masse.
Que dire alors de cette fameuse armée de terre cuite grandeur nature?
Ce sont près de 10.000 soldats (fantassins, cavaliers, chevaux,...) enterres a 2 km de la sépulture de l'empereur Qin Shihuang pour le protéger dans son ultime voyage. En voila un qui ne devait pas partir la conscience tranquille...
C'est un pauvre paysan qui a retrouvé en 1974 un morceau de soldat en creusant un puit. Oubliés de tous pendant 2000 ans, ils sont devenus l'attraction number 1 du pays le plus peuplé du monde. Quel chance!!
Cet alignement de centaines de soldats figés est impressionnant, tous différents, ils ont une beauté très digne. Il faut juste faire un petit effort de cadrage pour découper de la vue les centaines de groupes de touristes et baisser le niveau son de leurs guides survoltés.
Pour ceux qui aimeraient voir le site en 360 degrés, voici le lien vers le World Heritage Tour:
http://www.world-heritage-tour.org/asia/cn/terracotta/army.html
Après avoir traversés le BBQ du Taklamakan, nous voilà dans "l'oasis" de Turpan, à 100km au sud-est d'Ouroumoutsi (Urumqi).
Connue pour ses raisins et ses melons, Turpan est aussi la ville la plus basse et la plus chaude de la Chine! C'est donc sous une chaleur accablante (+ de 45 degrés à l'ombre) qu'on visite les ruines et tombes de cette ancienne capitale, situées dans des décors naturels splendides.
Cap sur l'oasis suivante, Dunhuang, bordée de belles grandes dunes de sables.
A l'époque de la Route de la Soie, la grande muraille se prolongeait jusqu'a cet avant-poste le plus occidental de la Chine. Après Dunhuang, les voyageurs s'aventuraient dans des contrées désertiques peuplées de "barbares"!
Pour les protéger des périls de la route, les marchands et les moines pieux ou craintifs faisaient parfois construire des autels dans les petites grottes des montagnes proches de Dunhuang. En mille ans (4eme au 14eme S.) plus de 700 grottes ont été creusées, peintes et décorées de représentations bouddhistes.
Ca donne une somptueuse galerie d'art bouddhiste au milieu du désert!
Les grottes renfermaient aussi une bibliothèque secrète... La découverte de ces manuscrits a donné lieu au début du 20ème S. à une course d'archéologues occidentaux qui se sont empressés de s'emparer de ces trésors bourrés d'informations sur la vie, la religion, la philosophie et la médecine de l'époque. Les chinois digèrent toujours très très mal le fait que plus de 50.000 pièces se trouvent à présent dans les musées de Londres, Paris, Berlin, New-York,...
On a un problème de base: on est tout à fait à l'ouest de la Chine et on veut rejoindre Pékin qui est tout à fait à l'est sans prendre l'avion! Ca nous fait quelques 4000km à parcourir en ne nous dégoûtant pas de la route.
On décide de suivre la route de la Soie-Sud pour contourner le désert du Taklamakan jusqu'à Niya et puis de remonter par la nouvelle autoroute qui traverse le coeur du désert pour ensuite rejoindre 2 autres oasis : Turpan et Dunhuang.
La province du Xinjiang est en fait largement désertique. Nous passons d'oasis en oasis... Dans les villes du sud du Taklamakan, il a en gros 3 choses à voir: la vie encore très traditionnelle et agricole des ouighours; les restes (presque invisibles) des anciennes villes de la route de la soie; et (evidam.) la fabrication artisanale de la soie, qui montre que ce savoir-faire millénaire est encore pratiqué! Ouf!
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Taklamakan: connu pour la violence de ses tempetes de sables... On a eu de la chance sur la route! | L'oasis de Hotan | Hotan - bonne recolte... Ouighour heureux! | Hotan - Fabrique artisanale de soie |
Nous sommes alles faire un tour sur le Karakoram Highway, autoroute qui depuis 1986 relie a nouveau la Chine et le Pakistan. Il a fallu 20 ans (et des centaines de vies) pour ouvrir un passage carrosable dans cette region ou l'altitude passe soudainement de 1000 a 3000m et puis jusqu'a 4800m! Puisqu'on nous avait dit que c'etait "une des plus belles autoroutes du monde" on a decide d'en faire un bout et de passer 2 jours au bord du lac Karakul, a qulques heures de la frontiere.
Pas decus du tout! Paysages fabuleux, malgre le bus de fortune qui nous a laches quelques fois. Arrives au lac, on a creches dans une famille kirghize (encore eux!). Il y a quelques milliers de familles kirghizes qui se sont retrouvees du "mauvais" cote de la frontiere. Meme s'ils habitent la depuis longtemps, ils ne parlent pas chinois (ni anglais...) et sont assez marginalises.
Outre les kirghizes, la region est peuplee de chameaux et de yacks. Plaisir des yeux, mais moment de gene difficilement dissimulable au moment de boire le the au sel et lait de yack!!!
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Karakoram: Simple vue du bus... | Karakoram: autre decors sur la route! | Karakul: Jack prend une photo de Yack. | Karakul: on a pique la moto d'un kirghize pour faire le tour du lac! |
On aurait aime etre avec toi pour feter ca comme des fous! Saches qu'on pense tres fort a toi et on te le dit dans toutes les langues...
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Camarade Poutine t'envoit ses meilleurs voeux! | Les marchands des | On loue le grand Max du fond de la | Le petit timonier te rend hommage... |
Kashgar est depuis 2000 ans une incontournable etape de la route de la soie, un carrefour entre la Chine, l'Asie Centrale et le Moyen Orient. C'est une vraie transition entre ces differents mondes. On se sent ni tout a fait en Chine et plus vraiment en Asie Centrale.
La majorite de la population est Ouigour, c'est a dire des musulmans turcophones qui ethniquement ressemblent plus a des kirghises ou des ouzbeks qu'aux Hans chinois. C'est aussi etonnant de voir que les femmes sont plus couvertes et voilees qu'en Asie Centrale.
L'administration chinoise a amene dans cette province les grandes avenues, les buildings modernes (helas souvent moches) et un certain sens de l'organisation mais heureusement ils ont daigne garder une partie de la vieille ville dans laquelle on a l'impression de revenir aux charmes d'un passe plus traditionnel.
On loge a l'hotel Chini Bagh, construit sur les ruines de l'ancien consulat britannique celebre du temps du "Great Game" (sorte de premiere guerre froide entre les russes et les anglais pour dominer la region fin 19eme s.).
En gros Kashgar est un bon camp de base pour preparer le tour de Chine...
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On quitte Lenine pour Mao | Un Ouigour en route pour le marche du dimanche | Son pote et ses moutons | La fabrication des petits pains locaux, tout chauds... |